Mon approche
L'approche existentielle, ou Sophiathérapie
Sophia, en grec, signifie sagesse. La Sophiathérapie est une approche par la parole et par l'exploration de la conscience, qui aide à mieux comprendre son histoire, ses émotions, ses blessures et les schémas qui se répètent — afin de retrouver davantage de liberté dans ses choix.
C'est le cœur de ma manière d'accompagner.
La sagesse n'est pas une posture. C'est un outil thérapeutique — que l'on éprouve d'abord sur soi-même avant de le tendre à quelqu'un d'autre.
Comprendre ce qui nous a construit pour ne plus être condamné à le répéter.
S'il ne fallait retenir qu'une phrase de cette page, ce serait celle-là.
Le passé n'est pas la destination
Il y a une crainte légitime quand on entend parler d'explorer son histoire : celle de passer des années à fouiller son enfance sans que rien ne change. Autant le dire tout de suite —ce n'est pas le projet.
Nous explorons le passé uniquement lorsqu'il éclaire ce qui se joue aujourd'hui. Pas pour trouver un coupable, pas pour tout expliquer, pas pour s'y installer. L'objectif n'est jamais de rester tourné vers ce qui a eu lieu, mais de pouvoir agir autrement dans sa vie actuelle.
Car ce qui vous limite aujourd'hui a souvent été, à un moment, une solution remarquablement intelligente. Une manière de tenir, de se protéger, de survivre à une situation qui le demandait. Le problème n'est pas d'avoir développé ces stratégies — c'est qu'elles soient devenues automatiques, et qu'elles continuent de fonctionner dans un contexte où elles ne servent plus.
Ce qui devient automatique
Quelques formes fréquentes. Vous en reconnaîtrez peut-être une, ou plusieurs.
La peur du rejet
Se rendre indispensable, ne jamais déranger, anticiper ce que l'autre attend avant même qu'il le formule.
La peur de l'abandon
S'accrocher, ou partir le premier pour ne pas avoir à être quitté.
Le besoin de contrôle
Tout prévoir, tout organiser, ne rien laisser au hasard — parce qu'un jour, le hasard a coûté cher.
La difficulté à dire non
Accepter, puis s'en vouloir. Poser une limite semble mettre la relation en danger.
Le besoin de validation
Ne se sentir exister que dans le regard qui approuve, et vaciller dès qu'il se détourne.
La tendance à s'oublier
Savoir précisément ce dont les autres ont besoin, et ne plus très bien savoir ce qu'on veut soi-même.
L'évitement
Reporter, contourner, ne pas ouvrir la conversation — parce qu'affronter a déjà été trop coûteux.
Une précision qui compte
Reprendre une capacité de choix ne signifie jamais que vous auriez mal choisi jusque-là. Je ne crois pas aux « mauvaises décisions existentielles » — la formule est aussi fausse que culpabilisante.
Nous faisons toujours le meilleur choix possible avec ce que nous sommes, ce que nous savons, et le contexte dans lequel nous sommes à ce moment-là. Ce qui change avec le temps, ce n'est pas la qualité de nos décisions : c'est le nombre d'options que nous arrivons à voir.
Une approche méta-intégrative
Elle ne choisit pas entre les écoles. Elle relie le mental, le cœur et le soi, en puisant conjointement dans trois domaines qui, séparés, ne suffisent jamais.
Philosophie
Structurer la pensée
Non pas une encyclopédie de philosophes, mais un art de vivre : sortir de la doxa et des opinions reçues, questionner ses propres certitudes, apprendre à regarder le réel tel qu'il est plutôt que tel qu'on voudrait qu'il soit.
Quelques influences
Les stoïciens et Épictète pour distinguer ce qui dépend de nous du reste. Épicure pour le tri des désirs. Spinoza pour la joie comme puissance d'agir. Montaigne pour le « Que sais-je ? » comme discipline anti-dogmatique. Nietzsche pour se méfier des morales toutes faites. Bergson pour le temps vécu, qui n'est jamais celui des horloges.
Psychologie
Pacifier ce qui nous construit
Comprendre nos fonctionnements — d'où viennent les réactions qui nous échappent, pourquoi certaines situations se rejouent, ce que protègent nos défenses. Sans jamais réduire une personne à un mécanisme.
Quelques influences
Irvin Yalom en est la base, pour toute la dimension existentielle. Autour : la Gestalt, la Communication Non Violente, l'analyse transactionnelle, la logothérapie de Frankl, la PNL, l'hypnose, les médiations corporelles. Ce sont des influences et des outils — pas un catalogue de certifications, et aucun n'a le dernier mot.
Spiritualités
Relier à quelque chose de plus vaste
Interroger notre relation à ce qui nous dépasse — sans dogme, sans chapelle, et de manière parfaitement compatible avec le fait de ne croire en rien. C'est une dimension de l'expérience humaine, pas une croyance à adopter.
Quelques influences
Le bouddhisme et le taoïsme pour le rapport au désir et à l'impermanence. Le soufisme pour l'amour comme voie. Jung et Grof pour la psychologie transpersonnelle. Le pardon et l'acceptation radicale comme pratiques concrètes. Cette diversité est volontaire : elle protège de la tentation d'avoir raison.
Cette carte a un modèle derrière elle, qui explique comment ces regards s'articulent sans se contredire —la psyché en mouvement.
Comment ça se passe, concrètement
Ce n'est pas un accompagnement silencieux où vous parleriez seul face à quelqu'un qui prend des notes.C'est un dialogue, et il est actif. J'écoute, je questionne, je reformule, je mets parfois en lumière un lien entre ce que vous vivez aujourd'hui et ce que votre histoire a installé. Je peux être en désaccord et le dire.
L'exploration de la conscience y tient une place particulière — non pas comme une performance, mais comme une porte : certains états permettent d'accéder à ce que le mode ordinaire, celui qui commente et qui rationalise, garde souvent hors de portée. C'est aussi de là que vient le mot psychonaute, qui désigne quelqu'un qui explore volontairement les différents états et fonctionnements de sa propre conscience.
D'où vient la Sophiathérapie ?
Ses racines sont existentielles, humanistes et psychodynamiques. Le psychothérapeute italienAntonio Mercurio (1930-2011) en est une figure fondatrice : il a développé une approche, la Sophia-analyse, articulant philosophie existentielle et psychothérapie. La Sophiathérapie telle que je la pratique en est proche par l'esprit, sans se confondre avec elle — j'ai été formé par Aubert Allal, psychologue, dont l'enseignement constitue ma référence directe.
Je ne vais pas transformer cette page en historique théorique : ce qui compte pour vous n'est pas la généalogie de l'approche, mais ce qu'elle permet. Je le mentionne par honnêteté — on a le droit de savoir d'où vient ce qu'on vous propose.
Une précision d'orthographe, puisque la question revient : on écrit parfois « sophia thérapie » ou « sofiathérapie ». La graphie retenue ici est Sophiathérapie, en un seul mot, avec « ph » — c'est la même approche quelle que soit la manière dont vous l'avez tapée.
Et la vie prénatale ?
Le cadre théorique de la Sophiathérapie accorde une place aux tout premiers vécus, y compris prénataux, comme moments où quelque chose se serait déjà inscrit. Je préfère être précis sur le statut de cette idée : c'est un élément du modèle, pas un fait scientifiquement démontré.
Elle peut ouvrir un travail symbolique fécond chez certaines personnes. Elle n'a pas à être crue pour que l'accompagnement fonctionne, et je ne vous demanderai jamais d'y adhérer. Comme pour tout ce qui touche à ce terrain, je distingue toujours l'expérience vécue de l'interprétation qu'on lui donne.
Est-ce que ça peut me concerner ?
Quelques situations dans lesquelles les personnes que j'accompagne se reconnaissent souvent. La liste n'est pas exhaustive, et il n'est pas nécessaire d'aller mal pour venir.
- Des relations qui se répètent, toujours le même scénario avec des personnes différentes
- Un manque de confiance qui résiste à tout ce que vous avez déjà essayé
- La difficulté à poser des limites, à dire non, à prendre votre place
- La peur du rejet ou de l'abandon, qui pèse sur vos relations
- Le sentiment d'être dans une impasse, sans savoir laquelle
- Un changement de vie — séparation, deuil, reconversion, départ des enfants
- Une perte de sens : tout va bien, et pourtant plus rien n'a de goût
- Simplement l'envie de mieux vous comprendre, sans que rien n'aille mal
Sur la perte de sens en particulier — la reconnaître, la distinguer d'une dépression, ce qui aide —j'en parle en détail ici.
Ce que je suis, et ce que je ne suis pas
Je propose un accompagnement en Sophiathérapie. Je ne suis ni psychologue, ni psychiatre, ni médecin, et je n'utilise pas le titre réglementé de psychothérapeute. Je ne pose aucun diagnostic, je ne prescris rien, et ce que je propose ne relève pas d'un traitement médical.
Cet accompagnement ne remplace pas un suivi médical, psychiatrique ou psychologique lorsqu'un tel suivi est nécessaire. Quand une situation dépasse mon champ, je le dis et j'oriente — c'est une part entière du métier, pas un aveu d'insuffisance.
Enfin : la Sophiathérapie n'est pas supérieure aux autres approches, et je ne le prétendrai jamais. C'est celle dans laquelle je me reconnais et que je pratique. D'autres chemins fonctionnent très bien, et le mien ne conviendra pas à tout le monde.
Psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychopraticien : s'y retrouver →
Une formation en cours, auprès d'Aubert Allal
J'ai toujours été attiré par les grandes figures de la sagesse — en philosophie, en psychologie, dans les traditions contemplatives. Et j'ai fini par être convaincu d'une chose assez simple : la sagesse est thérapeutique. Pas comme un supplément d'âme qu'on ajoute après le travail sérieux — comme une part entière du travail.
C'est pour cela que je poursuis ma formation en Sophiathérapie auprès du psychologue Aubert Allal, fondateur de l'École des Apprentis-Sages. En me formant avec lui, j'ai retrouvé presque mot pour mot une conception de l'accompagnement que j'avais mis quinze ans à construire seul : la rencontre avant la méthode, une approche intégrative plutôt que dogmatique, l'attention portée à la posture plus qu'à l'accumulation de techniques.
Pour être précis sur ce que c'est — et ce que ce n'est pas : ce n'est pas une école qui recrute des centaines de personnes. C'est une chance que je me donne de me former directement auprès de lui. Et c'est une direction que je prends : transmettre à mon tour, prochainement, à d'autres qui transmettront ensuite. Cette formation est encore en cours ; elle nourrit ma pratique sans que je revendique un titre qu'elle ne délivre pas.
Pour aller plus loin
On en parle ?
La meilleure manière de savoir si cette approche vous convient reste encore d'échanger vingt minutes. Premier échange gratuit et sans engagement, sans obligation de suite.
20 à 30 min • gratuit • en visio • sans engagement