Mon approche
Les outils comptent. La rencontre compte davantage. Je travaille avec l'hypnose, les thérapies brèves, la PNL, l'IFS, la Sophiathérapie, le biofeedback, la philosophie et différents états élargis de conscience. Mais si vous me demandez quelle est réellement ma méthode, je vous répondrai probablement : je n'en ai pas une seule. Et c'est volontaire. Et pour être tout à fait honnête : je ne suis pas du genre à considérer que « la guérison est de surcroît ». Si vous venez avec un symptôme précis, mon objectif est qu'il disparaisse ou s'atténue — pas seulement que vous compreniez d'où il vient. La compréhension, c'est un bon début. Ce n'est pas un aboutissement.
La rencontre avant la méthode
Prenons une demande très classique : « je manque de confiance en moi ». On pourrait sortir un protocole — des scripts, des exercices, des techniques hypnotiques, des outils cognitifs. Tout cela peut être utile. Mais avant cela, il manque une information assez importante : qui êtes-vous ? Votre manque de confiance peut venir d'une peur du jugement, d'une exigence intérieure gigantesque, d'une relation qui vous écrase depuis des années — ou ce n'est même pas vraiment un problème de confiance : vous savez déjà ce que vous voulez et n'osez pas encore en assumer les conséquences. Le même symptôme, quatre histoires, quatre accompagnements. C'est pour cela que je ne commence pas avec le protocole. Je commence avec vous.
Je n'ai rien contre les protocoles — j'en ai appris beaucoup, j'en ai même enseigné. Ils donnent une structure et sécurisent la pratique. Mais un protocole reste une carte : il ne sait pas encore qui se trouve devant lui. Mon travail commence réellement lorsque je peux progressivement m'éloigner de la carte pour regarder le territoire.
Ce que veut dire « une relation entre amis »
J'utilise parfois cette formule, et elle mérite d'être bien expliquée. Je ne deviens pas votre ami au sens où l'on se retrouverait un samedi soir : la relation garde un cadre, une confidentialité, des limites, une responsabilité professionnelle de ma part. Ces choses-là ne se négocient pas, et la chaleur relationnelle ne les efface jamais.
Mais j'aimerais qu'elle garde ce qu'on trouve dans les bonnes amitiés — la simplicité, la franchise, l'humour, l'absence de posture. J'ai du mal à rester silencieux derrière un carnet de notes ; je préfère discuter, réfléchir à voix haute, parfois vous contredire. Je peux vous dire que je ne suis pas d'accord, reconnaître que je me suis trompé, rire avec vous d'une situation qui n'a, au fond, rien de drôle. Une relation vivante supporte le désaccord : le respect n'est pas l'absence de confrontation.
La différence avec une vraie amitié reste simple, et non négociable :ce temps est entièrement consacré à vous.
Trois choses à comprendre, si vous ne deviez en retenir que ça
Mes outils sont nombreux. Mon approche, c'est ce que j'en fais. Elle tient en trois dimensions qui se répondent — chacune a sa page, mais elles ne se pratiquent jamais séparément.
Vous préférez aborder les choses par les outils ? La liste complète est là, sans mise en scène —formations & influences. Mais gardez en tête que l'outil ne dit presque rien : le même, entre deux mains différentes, produit deux résultats sans commune mesure.
Comprendre → Expérimenter → Intégrer → Vivre
Une séance peut être bouleversante et ne rien changer du tout. On peut avoir une prise de conscience magnifique, pleurer, comprendre — puis reprendre exactement les mêmes habitudes trois jours plus tard. C'est pour cela que l'intégration compte au moins autant que l'expérience elle-même : qu'est-ce que cela change dans votre vie ? Une conversation à avoir, une limite à poser, une décision, une habitude à modifier.
Comprendre
Mettre des mots, faire des liens, comprendre ce qui se répète.
Expérimenter
Passer de la théorie à l'expérience — parole, hypnose, corps, symbolique.
Intégrer
Qu'est-ce que cela change ? Une conversation, une limite, une décision.
Vivre
Retourner dans la vraie vie. Puis recommencer lorsque c'est utile.
Pour aller plus loin
Quatre aspects de mon approche, détaillés chacun sur leur propre page.
Ni trop confortable, ni trop loin
Il y a une image que je garde toujours en tête pendant une séance. La zone de confort, d'abord : l'endroit où rien ne nous menace — mais où rien ne bouge non plus. Juste à côté, une zone d'apprentissage, inconfortable et féconde, où l'on progresse parce qu'on accepte un peu de risque. Et plus loin encore, une zone de panique, où le risque dépasse ce qu'on peut intégrer, et où plus rien ne s'apprend.
Tout mon travail consiste à créer les conditions pour que vous puissiez vous aventurer dans la deuxième sans jamais basculer dans la troisième. C'est là qu'aucune technique ne garantit quoi que ce soit — seule une rencontre le peut, et c'est aussi pour ça que je ne cherche jamais les expériences les plus fortes.
La philosophie fait aussi partie de la thérapie
Toutes les souffrances ne sont pas des troubles. Certaines sont liées au simple fait d'être humain : choisir, vieillir, aimer, perdre, être seul. Le psychiatre Irvin Yalom les appelle les quatre données ultimes de l'existence — celles qu'aucune thérapie ne peut nous retirer, parce qu'elles ne sont pas des problèmes à résoudre mais les conditions mêmes d'une vie humaine.
- La mort — la certitude de notre finitude, et l'angoisse qu'elle produit tant qu'on refuse de la regarder.
- La liberté — nous sommes responsables de construire notre existence, sans fondation extérieure sur laquelle nous reposer entièrement.
- L'isolement — aucune relation, même la plus fusionnelle, ne comble totalement la distance entre deux consciences.
- L'absence de sens donné d'avance — l'univers n'en fournit aucun, il faut fabriquer le sien.
C'est le cadre dans lequel je me reconnais le plus, et c'est pour cette raison que je me définis comme thérapeute existentiel. Travailler là-dessus ne consiste jamais à échapper à ces données — mais à choisir sa posture face à elles. La Sophiathérapie fait précisément dialoguer la psychologie, la philosophie et les traditions de sagesse sur ce terrain.
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